Le ministre explique sa position

le 10 novembre 2011

Interpellé par plusieurs centaines de personnes, ces derniers jours, le gouvernement wallon, par la voix de son ministre de la mobilité, s’est exprimé dans le dossier, ce jeudi 10 novembre, apportant certaines précisions et prenant certains engagements. Voici le texte de ce courrier.

Madame, Monsieur,

Nous avons bien reçu votre courriel relatif aux choix de tracé de l’axe 1 du tram de Liège.

Croyez bien que nous comprenons vos préoccupations et que nous partageons votre analyse : le tram est un projet d’ampleur qui nécessite que de bonnes décisions soient prises. Permettez-moi de vous rappeler que le Gouvernement wallon s’est engagé résolument, dès son installation, à concrétiser ce dossier qui n’était alors qu’au stade de projet.

Nous avons souhaité envisager un tram qui s’insère dans un cadre plus large, structurant l’agglomération : une organisation multipolaire et hiérarchisée du service, et qui améliore profondément la mobilité et la qualité de vie en transformant le réseau de transport en commun.

En mars 2010, le Gouvernement wallon confirmait l’ampleur, inégalée en Wallonie, de l’investissement : 500 millions d’euros. Il validait également un corridor pour le tracé du tram, de Jemeppe à Herstal, en passant par les Guillemins et Saint-Lambert.

Ce projet en main, nous avons consulté les conseillers communaux des communes concernées dans l’agglomération liégeoise. Nous avons rencontré également le TEC Liège-Verviers, les Commissions Consultatives Communales d’Aménagement du Territoire et de Mobilité (CCATM), les associations concernées (dont celles actives dans le domaine de l’environnement, de l’urbanisme…), des représentants des commerçants et de la société civile organisée lors des Ateliers urbains. Enfin, nous avons permis, grâce à un soutien financier conséquent, l’organisation par la plate-forme associative « TramLiège.be » d’un forum « Faire du tram un projet de long terme à Liège ».

A de multiples occasions depuis un an et demi, les questions que vous soulevez dans votre courrier ont été abordées sur base d’études fouillées, techniques et/ou financières.

Prenons un exemple symbolique : la desserte du quartier Saint-Léonard. Cette desserte a été abordée dès octobre 2010. Les conclusions étaient claires : l’impossibilité de faire passer le tram au cœur du quartier Saint-Léonard. En juillet 2011, les bureaux d’études ont malgré tout affiné l’analyse. Conclusion : ce tracé aurait pour conséquence l’expropriation de pratiquement l’ensemble des numéros pairs de la rue Saint-Léonard, ou l’ensemble des numéros impairs de la rue Lamarck car ces rues ne sont pas assez larges pour permettre le passage du tram. Et même en expropriant la moitié de ces rues et en supprimant l’ensemble des places de stationnement, vu la fréquence des trams, les livraisons, déménagements ou travaux seront rendus au mieux extrêmement difficiles, au pire impossibles. Ayant à cœur la qualité de vie des Liégeois, nous souhaitons que le tram soit une réelle plus-value, plutôt que l’arrêt de mort de certains quartiers.

Il revient maintenant au Gouvernement wallon de valider les dernières options relatives au tracé. Pour des raisons d’agenda, il n’a pu le faire cette semaine. Comme un grand nombre d’autres points de l’ordre du jour de ce jeudi 10 novembre, le projet de tracé sera discuté lors de la réunion du Gouvernement wallon de la semaine prochaine, le jeudi 17 novembre.

Le tracé, enfin prêt pour les études techniques et les plans, sera soumis - c’est une obligation légale - à une double enquête publique (autour de juin 2012 et de février 2013).

Au cours de ces deux procédures, les informations complètes seront à votre disposition, et chacun sera libre d’exprimer ses remarques et suggestions, dont nous aurons légalement l’obligation de tenir compte.

Mais je veux aller plus loin : dès avant ces enquêtes publiques, nous irons à votre rencontre dans les quartiers pour vous expliquer le projet de tram. Vous aurez ainsi toutes les cartes en main pour vous prononcer, en connaissance de cause, lors des enquêtes publiques. Cela nous permettra également d’encore mieux appréhender vos préoccupations.

Le projet de tram pourra ensuite poursuivre son chemin, vers le début des travaux (fixé à la mi-2014) et sa mise en service à l’occasion de l’exposition internationale qui ne manquera pas d’être organisée à Liège en 2017.

C’est donc ainsi, à votre service, que nous bâtissons le projet de tram.

Philippe Henry
Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Mobilité

Ce courriel a fait l’objet d’une réponse de la part d’urbAgora, le 11 novembre.

Dernière modification de cette page : samedi 12 novembre 2011.

tramliege.be

Le présent site web tramliege.be a pour but d’aider les habitants de l’agglomération liégeoise et les usagers de ses transports en communs à s’informer sur les enjeux de la construction d’un tram à Liège. Il cherche à favoriser l’implication du plus grand nombre dans le débat public.

Ce site est une initiative conjointe d’une vingtaine d’associations liégeoises. Il n’est pas un processus officiel mandaté par le Gouvernement wallon.

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